de Louange, 2or
que vous souhaitez d’avoir autant d’esprit quemoi. Vous me faites souvenir de ces Prin-ces , qui se dégoûtent de l’abondance & de lagrandeur, & qui portent envie aux plaisirs.Cela elt étrange de vous méconnoitre ' si fort.Je pardonne aux personnes ordinaires de cher-cher ailleurs la satisfaction qu’eiles ne peuventtrouver elle-mêmes. Mais celles qui vousressemblent, ont tort, si elles ne passent unepartie de leurs jours à lé connoître. Néan-moins, Madame, il vaut mieux laisser le mon-de tel qu’il est. Si peut-être , vous aviezfait, comme il faut, réflexion fur vous-mê-me, vous ne me considéreriez pas tant. Pourmoi, je desirerois plutôt devoir un si grandbien à mon mérite qu’à ma fortune: maisparce que je ne le saurois gagner justement,3’aime mieux le dérober, que de m’en passer.Le larcin cesse d’obliger à restitution, quandon ne vole que des choses absolument nécestíàires à la vie ; & je ne puis vivre fans l’hon-neur de votre estime, je ferois ravi de lamériter par des services plus importans , sice n'est que souvent les agréables remportentfur les utiles, & que ceux que je vous rends,étant à votre gré, il ne m’appartient pointd’être plus difficile à contenter que vous.Je fuis,
Votre, &c.
A MADAME * *.
Cojìar lui dit qiitlle écrit de jolis billets.
T 'Espérance que j’avois de vous rendre vi-site , Madame, m’a fait perdre le plaisirde vous faire une Lettre ; & ce que je regretteI Ç davan-