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sance : néanmoins, parce qu’elle veut toû-jours demeurer cachée, elle ne sauroit êtreplus sûrement que parmi tant de qualiteipompeuses & éclatantes. On ne s’avisera pointde la chercher-là ; & l’on ne se défiera pas,qu’elle soit en votre cœur, quand on verracette Majesté de Reine, qui jette le respectdans l’ame de tous ceux qui vous approchent.Cependant, Madame, ayez agréable, s’ilvousplaît, que je vous représente que cen’cstpasêtre bien humble, & que c’est être ingrateque de désavouer les grâces que Dieu a ver-sées fur vous à pleines mains. Le premierdegré de reconnoiffance, c’est de se souvenirdes bienfaits reqûs, d’en considérer la valeur,& de les publier autant que le peut souffrirla bienséance. Nous sommes obligez de nousregarder par le plus bel endroit aufli bien quepar nos défauts ; & celui à qui nous addres-sons nos vœux, ne se plaît pas moins à nosremercimens, qu’à nos prières. Ce n’est pointvous, Madame, qui vous êtes fait les yeux,ni l’esprit: c’est la même main qui a fait lesAnges , & qui a formé le Soleil & les Etoiles :de forte que s’il y a quelque chose sur la ter-re que vous estimiez plus que vous, vousfaites injure au Créateur, & vous lui dérobezla gloire du plus hardi & du plus achevé deses Ouvrages.
CosiarLest. 174.Tcm. I.
A MADAMELA COMTESSEDE T E S S E'.
Sur ce qu’elle désirait avoir autant d'efirìtque lui.
ÇOuffrez, Madame, que j’osevous dire quevous ne savez ce que vous demandez, lors
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