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de Louange. 2n
l ver souffrir la liberté d’un ami, qui aime mieux
“j être toujours utile, aue toujours agréable» je
à ue vous celerai pas que votre dernière m'a
M fort déplu. Vous vous défendez mal des louan-
%-t ges que l’on vous donne, & pour nous per-
â fuader que vous n’êtes pas éloquent, vous em*
ployez tant de belles paroles, que je me fuisapperqû que vous faisiez dans mon esprit uneà impreffion toute contraire à celle que vousíi» prétendiez. Oserai-je bien vous dire que c’est
à-. trop présumer de vous-même, que de croi-
a’ses re que vous ayez pû tromper tant d’honnêteí
t ta gens <jui vous estiment, & qu’il y a plus de
ei& vanité à vous imaginer que nous vous nations,
J cgi, qu’à reconnoître les grands avantages que vous
:raii avez au-dessus des autres. Cela étant, Mon-
!î ras sieur, au lieu de vous contenter d’être mode-
M. ste, qui est la vertu de ceux à qui toutes les
■áa autres manquent, rendez-vous utile au Public,& puisque tous ceux qui vous connoissent,_ vous admirent, ou vous portent envie, met?tez-vous en état de satisfaire les premiers , Scde faire honte aux autres. Souvenez-vousque plus vous avez reqû de Dieu, plus vousj (j) devez aux hommes, & que les Larrons quifont fur les grands chemins, font moins pu-j ( . nissables que ceux qui dérobent au monde le
fruit
dt Alontreuit, Fut Sécretaire de Monsieur le Princede Conti, Frère de Louis II. Prince de Coudé: &celui-là mourut en 1651. âgé de trente-fept ans furle point de faire une Fortune considérable. (Sa Vie:•* se trouve dans l’Histoire de l’Académie Françoise
if® écrite par Peliíson. ) Le cadet nommé Mathieu de
K Montreuil est Auteur d’un Recueil de Lettres &
. de Vers qui ont eu autrefois affez de réputation.
^ (Son nom paraît à la tête de tous les Recueils de
® Poésies qui s’imprimoient alors chez Serci. On a
tj® : inféré beaucoup de ses Lettres dans ce Recueil. )