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Tome premier.
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aio Lettres

chatouillent, & blessent en même tems ; maisleurs blessures ne font point à craindre ; la Let-tre qui les fait, les guérit. Les belles chosesque j’y vois, me font connoìtre votre force,& ma foiblesse , & me rendent l’humilité quevos louanges m’avoient ôtée. Votre hardiesseest cause que je perds la mienne : elle me faitcomprendre le danger où je me mets de vousécrire, & me donne autant de crainte(ievo-tre esprit, que vous en aviez du mien. Néan-moins , Mademoiselle, je cesse d’appréhen-der, quand je considère que si vous n’êtescontente de la manière dont j’exprime me*fentimens, vous aurez la bonté de faire rétìé-xion fur ceux que je conserve au fond du cœur,J’ose dire qu’ils ne font pas indignes de vous,& qu’ils méritent en quelque faqon, que vousme permettiez de porter la qualité, Made-moiselle , de votre très-humble & très-obéïs-sant serviteur.

A MONSIEUR

DEM O N T R E U I L, O)

Conseiller du Roi en ses Conseils, fjf Se-cretaire de Monseigneur le Princede Conti.

Monsieur,

puisque vous voulez que je vous dise monsentiment de vos Lettres, & que vous pou-vez

Ç<0 II y a deux Montreuils qui ont eu île la répu-tation: ils étoient Parisiens L Frcres, Fils tl’unAvocat au Parlement. L'aîné, qui s’appelloit Jean

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