Costar,Lett. z.
214 Lettres
A MONSEIGNEURLE CARDINALM A Z A R I N.
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Monseigneur,
r I ’Houvez bon, s’il vous plaît, qu’on vous J
présente de ma part un Livre de nia fa- j
qon qui est plus heureux qu’il ne vaut & quicourt le monde depuis quelques mois, avecune réputation qu’il n’eût osé se promettre,
& avec un succès qui l’étonne quasi plus qu’ilne le contente. A. la vérité, Monseigneur,j’en suis l’Auteur, & vous n’en êtes pas lesujet, & les matières qu’il traite ne font pastoujours sérieuses & importantes. Mais il vous ,
plaira de considérer que lorsque ce petit tra- ?
vail commenqa de paraître au jour , j’avois àUlieu de croire que mon nom étoit encore dans î íels
les ténèbres, où languissent les noms obscurs f e
des personnes trop timides ou trop vulgaires, ® Tqui n’ont pas l’honneur d’être connues de Vo- * ntre Eminence ; ainsi la faveur de votre appro-bation & de votre estime, ne m’ayant pasélevé l’esprit & le cœur, il n’est pas étrange àqu’ils n’ayent pù rien concevoir qui soit dignede vous être offert, & qui mérite seulementd’arrêter votre attention. Je vous la deman- M'Je pourtant, Monseigneur, en considérationdu pauvre Monsieur de Voiture, qui est demoitié avec moi dans cet Ouvrage, & qui,je m’assure, tout mort qu’il est, a le bon-heur de vivre encore glorieusement dans vo- h
tre mémoire; & de fait, Monseigneur, puis- , èl-
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