de Louange. 215
qu’on dit de Votre Eminence, aussi bien quequ premier des Césars, qu’elle n’oublia jamaisrien que les injures, seroit-il possible qu’elleeût oublié ces belles louanges de mon ami ?
Quand le grand Julk on nommera,
Et que four f exemple des hommesQui suivront le Siécle où itous sommes,
Ce nom par tout résonnera ,
La pojiérité doutera,
Pesant de ces deux les merveillesEt pareilles U nompareilles ,
Qui des Héros ou vantera ,
Ou le J u l e qui fa vaillancePar tcatt £ exploits fiit témoigner ;
Ou le J u l e dont la prudenceTant de palmes nous fut gagner »
Celui qui fut vaincre la France.
Ou celui qui la fit régner.
Ce rare esprit, Monseigneur, vous présen-toit aussi de tems en tems de certaines Re-quêtes qui étoient bien différentes de cellesque vous recevez ordinairement des mainsde vos Courtisans, & que vous lisiez avezce visage agréable qui fait une partie de votreéloquence , qui enrichit fi fort vos présens,& qui embellit jusqu’à vos refus : telle étoifccelle qui commence,
Prélat passant tous les Prélats passez,
& qui conclut si plaisamment. *
Car chacun sait quoi que vous fajjìezEn guerre, en paix , en voyage , en affaire,Vous vous trouvez toujours dessus vos pieds.
_ Avouez , Monseigneur, que c’étoit là plutôt les fidèles témoignages d’un Historien, &* les