de Louange. 227
qu’elle pourroit espérer elle-même de ses im-mortelles actions, s’il y avoit un autre Car-dinal de Richelieu pour en rendre témoigna-ge. MaisMonseigneur, c’est une chose quimanquera toujours à la gloire de Votre Emi-nence ; & elle ne trouvera de fa vie pour lesmerveilles qu’elle fait, un tel Témoin quecelui quej’ai le bonheur d’avoir de mes étu-des. Je ne saurais m’empêcher de le redire,& ma joye est trop sensible pour être secret-tc. S’il est vrai que je sois estimé de cet ex-cellent Esprit, qui dès (a) le commencementde fa jeunesse, a été appelle afin de persua-der les Rois ; je ne puis m’imaginer que mesennemis (ù) soient encore assez opiniâtres
pour
(a) Le Cardinal de Richelieu entra jeune dansles affaires. La Reine Mère , Marie de Medicis,lui procura cet honneur; il en jouit environ dix-sept ans avec un pouvoir presque absolu. VoyezT Histoire de France far C Abbé de Maroles en laVie de Louis XIII.
(b) Les ennemis de Balzac les plus à craindreétoient Théophile , le P. Goulu & tous ceux quiétoient du parti de ces redoutables combattons.Balzac s’étoit attiré de gayeté de cœur Théophile,qui lui écrivit une Lettre sanglante, a laquelle ilne répondit point, parce qu'il n’avoit rien de bonà y répondre. Le P. Goulu, Général des Feuil-lans, fous le nom de Phytarque , composa contreBalzac deux volumes de Lettres, où il traita cetillustre Ecrivain , de fou, d’ignorant, d’impudi-que, d’athée & de misérable barbouilleur. Mr.Ogier , touché de l’aigrenr du satirique Feuillant,fit l’Apologie de Balzac, & le défendit avecesprit :
Il y parois Jì modère',
Qu’il veut moins le vanger que flaire :
Le Siécle d» Caton n’a jamais admiré
Une plus éloquente (st plus sage çoìére.
K *
Ensuite