2Z2 RE'PONSES AUX LETTRES
encouragez des mains & de la voix ceux quifont dans la carrière ; & pour leur persuaderde vous suivre, vous leur faites accroire qu’ilsvous passeront. Cette 'adresse est admirable,& elle m’oblige d’étre avec passion,
Votre très-humble, &c.
A MONSIEUR
B O N N A U D.
Balzac lui mande que ses louanges font unpur jeu d’ejjsrit.
O n s I e u r,
Je ne reconnois dans vos Vers que monNom qui soit à moi : tout le reste appartientà quelque autre, & je ne puis me faire hon-neur de ce qui n’est point à mon usage. UnCourtisan se plaindroit que vous essayez laforce de votre génie fur la nouveauté de quel-que sujet irrégulier. 11 faut que je sois de cesentiment; & que je vous reproche que vousabusez des libertez de la Poésie. Néanmoins,puisqu’on a loué la fièvre & que même onî’a adorée, («) je ne m’étonne plus de votre
conduite.
00 tes Anciens adoroient quelques Déesses ; lesvues pour les secourir, & les autres pour ne leurpoint faire de mal. La Fièvre étoit de ces derniè-res : Fehrìm cid minus nocendum , Ttmplis colebant ,quorum adhuc unum in palatìo , U alterum in urceJHuriunorum .... In eaque remédia quœ corpoributagrotorum adnexa sucrant , deferebuntur. Val,Max. II.
Lett. 1 6 .t 8.z. Part.