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dans les Triomphes les Soldats ont accoûtu.mé de railler avec leurs Empereurs, & quela joie de la Victoire donne des libertez quefans cela on n’oseroit prendre. Avouez-nousdonc franchement, combien il y a que vousn’avez pensé aux vers de Catulle, & à ceuxde Monsieur Godeau. Si est-ce (a), Mon-seigneur, que quand vous auriez oublié toutle reste, vous devez vous souvenir toujoursde son Benedicite. Car personne n’eut jamaisplus de raison de le dire que vous, & ne futtant (Ji) obligé de rendre grâces au Dieu desArmées A dire le vrai (c) la conduite ( d)& la fortune avec laquelle vous avez sauvéla nôtre, est un des plus grands miracles quife soient jamais vus dans la guerre; & tou-tes les circonstances ert sont si étranges (e)que je les mettrois au chapitre des menteriesclaires si nous n’en avions tant de témoins;
& si
(a) Si est-ce que ; cette conjonction a vieilli, &en fa place on fe sert de néanmoins , de toutes ois,cu de cependant
( b ) Tant obligé ; l'on croît que Jl obligé suroît«lieux valu.
(c) A dire le vrai ; cette conjonction commen-ce à n’être plus de bel usage, & le mot dire est deuxlignes plus haut. Que faire donc ? C’est de fe pas-ser de cette conjonctive, car les choses fe lient as-sez par le sens.
(d) La conduite Êf la fortune avec laquelle vous
avez sauvé la notre. Cette expression u’eft pas Fran-çoise , tout le remède qu’il y a c’est de la changeren cette sorte : La conduite avec laquelle vous nousavez mis à couvert dit malheur qui nous ménaçoit , eftTun des .
(c) Le mot de surprenantes Vaudroit mieux quecelui d’ étranges qui renferme une idée qui n’est partoujours favorable.