RE'PONSES a des Lettr. DE Fe'LIC. 317
ne m’a tant dégoûté & désabusé du inonde,& engagé à penser à mon salut, que d’en voirle néant & les misères, j’apprens par ouïrdire que le monde est encore plus laid & plusméchant qu’il n’étoit il y a vingt ans quandje le quittai. Vous avez trop de lumière pourn’en pas faire le même jugement. Je souhai-te que votre cœur soit d’accord avec votreesprit, & que vous ne pensiez qu’à vous pré-parer aux jours éternels. Dans ce tems, com-me vous le dites fort bien, que les Cardi-naux ne peuvent rien donner, ils peuvent aumoins souhaiter à leurs anciens amis les vé-ritables biens. Personne au monde , Mon-sieur , n’est à vous avec plus d’estime & desincérité que je fuis,
Le Cardinal le Camus.
A MADAME**.
Cojiar lui écrit qu’il ejì glorieux de la maniéréqu’elie le loue.
T E compliment que vous m’avez fait l’hon-neur de m’écrire, est très-galant, & je se-mis indigne, Madame , de tant de grâces, sije me pouvois défendre d'en avoir de la va-nité. Vous ne m’avez rien dit que vous n’ayezgravé dans mon cœur, & je vous demandeavec respect la permission de l’y garder pré-cieusement. J’en aurai de la gloire, si vousavez la bonté de m’accorder cette faveur, &vous m’obligerez d’étre toute ma vie avecpaillon,
Madame,
Le très-humble, très-obéïíTant& très fidèle Serviteur.
O j A MON-