318 RE'PONSES a des Lettr. de Feiic.
A MONSIEUR*.
Costar lui mande qiCil lui est obligé de pren-dre part aux biens qui lui arrivent.
■^Ous me faites grâce, Monsieur, quand’ vous dites qu’on me fait justice, & leslouanges que vous me donnez, font de se-conds préfens, dont je ne fuis pas plus digneque de la pension de son Eminence, (n) Maisles gens heureux (û) ne rendent point comp-te de leur fortune. Si celui qui m’a com-blé de ses faveurs nsta plus estimé que je neValois, je n’en fuis obligé qu’à mon étoile ;& plût à Dieu qu’elle m’eút gagné votre af-fection. C J est un bien, où j’afpire ardem-ment, & que je tâcherai à mériter par tou-tes fortes de fidèles services, & par les vé-ritables reffentimens que j’aurai fans cesse dela part que vous prenez à mes intérêts. Jefuis,
Monsieur,
Votre très-humble & très-obéissant Serviteur.
(a) Costar parle ilu Cardinal Mazarin , qui luiavoit donné une pension de cinq cens écus, & quiouvroit quelquefois les mains en faveur des Mu-ses.
(b) II semble que Costar fasse allusion à cepassage du Panégyrique d’Ausoue àGratien: Quiime entras , fciscitattr t Rationem felicitatìi nemortildit.