Lettres Satiriques. 321K $£$&$$$##$ MMOAàMM #A MONSIEUR**.
B ien que, grâces à Dieu, je ne fois nivotre parent ni votre ami, quelquesgens d’honneur m’ont obligé *de vousécrire pour vous avertir charitablement dumauvais chemin que vous prenez , & du pi-toyable état où vous êtes. II y a quatre oucinq ans qu’un homme très - spirituel envoyaune Gazette en petits Vers à Monsieur dela Rocque, Capitaine des Gardes de Mon-sieur le Duc d’Anguien. Plusieurs la lurent,mais peu surent le nom de l’Auteur qui secacha, parce que quelques personnes de qua-lité s’y trou voient désobligées. Par malheurpour vous le bruit courut que vous aviez faitcette Pièce. Je dis par malheur , car depuisque vous vous êtes laissé prendre à ce douxleurre , vous avez travaillé jour & nuit, vousvous êtes rongé les ongles, vous avez mis
MadrigalTur.Sonnet & Rondeau
fur.Epître fur.pour
conserver une réputation que vous pensiezavoir acquise. En quoi vous avez (i heu-reusement réussi, qu’il ne fe trouve ni hom-me ni femme de bon sens qui ne juge, quesi vous en étiez l’Auteur, il faudroit quepar quelque maladie ou par quelqu’autreaccident inconnu , les ressorts de votre espritfussent plus démontez que ceux d’une mon-tre qui feroit tombée du haut des Tours No-tre-Dame. II y a un espace infini entre lemoins bon de ses Vers, & le moins mauvaisdes vôtres, & dans le monde raisonnable onpourroit, íàns vous faire tort, vous nommerles deux Antipodes. Or vous remarquerez,O s s’il