Fremont
d’Ablan-
court.
334 Lettres
A MONSIEUR R.
TE Sieur Amelot dont vous avez vû les Rap-•*“' sodies politiques, persécute le sens com-mun : A les lire on se persuade sans peine quele jugement universel n’a été promis que pouren faire part aux personnes qui, comme lui,n’en ont point eu de particulier. La Natu-re , à cet égard , l’a si mal traité , qu’on peutassurer, que quand il sortira du monde, ilen sortira sans rendre l’esprit. 11 travaillepourtant, à ce que vous dites, comme s’ilen avoit : mais il gâte de telle forte ce qu’ilfait, que cela ne va qu’à montrer que fa têteest un païs d’où la Raison n’approche jamais.Jugez de la gloire que vous aurez à battre unsi chétif ennemi ; & s’il ne vaut pas mieuxque vous vous appliquiez à composer quelquechose de bon, qu’à dégainer contre un sisot animal. Croyez-moi, Monsieur, & comp-tez que je suis & serai toute ma vie à vous,Fremont, à Amsterdam.
* Ce jugement du Sieur Fremont est très-injuste& marque une haine jalouse contre le Sieur Ame-lot de la Houssaye, qui nous a donné de très-bonsOuvrages. 11 ne le haïffoit ainsi , que parce qu’ilavoit entrepris de traduire Tacite après d’Ablan-court, Onde de celui qui / a écrit cette Lettre.Amelot ne fe pique pas d’éloquence > mais il estbien plus fidèle, & ses Notes font très-utiles.
A MONSIEUR*.
Contre celui qui prend les pensées des autres.
"U Ous avez tort, Monsieur , de vous esto-maquer que le bon homme d’Assoucy
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