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Tome premier.
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Satiriques. 343

physionomie émit assez friponne, & sur le vi-sage desquelles il paroissoit un certain air d’en-jouement qui ne deplaisoit point. Vous serezétonné si je vous dis que les Servantes furentles objets qui attachèrent le plus mes yeux :mais vous saurez qu’elles font ici jolies , pro-pres, éveillées & souples comme des Basques,tour les jeunes gens du Sexe masculin, il yen a peu de bienfaits : mais beaucoup quicroyent l’étre, & qui à force de faire les beaux,font ridicules. C’est fur ce chapitre .tout ceque vous peut dire votre très-humble servi-teur.

Contre un Poltron.

M-0 N S I E U R,

Je íài que vous êtes trop íàge pour conseil-ler jamais un duel ; c’est pourquoi je vous de-mande votre avis fur ce que j’ai résolu de fai-re ; car enfin, comme vous lavez, l’honneursali ne se lave qu’avec 1c sang. Hier je fusappelle sot, & l’on s’émancipa de me donnerun soufflet en ma présence : II est vrai que cefut en une compagnie fort honorable. Cer-tains Stupides en matière de démêlé, disentqu’il faut que je périsse, ou que je me van-ge. Vous, Monsieur, dites-moi, vous,monplus cher ami, & due j’estime trop sage pourm’exciter à aucune action cruelle; ne suis-jepas assez maltraité de la langue, & de la mainde ce poltron, fans irriter encore son épée ;car quoique je sois marri d’être appelle sot,je serois bien plus fâché qu’on me reprochâtd’être défunt. Si jetois enfermé dans un sé-pulehreil pourroit à son aise, & en sûreté,P 4 mal