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8 ai Contre un Ingrat.
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à Par l’affection que je vous ai portée dont''®i vous êtes indigne, je vous ai fait mériter d’ê-
fflÈ tre mon Ennemi, Si les Philistins autrefois
iki n'eussent laissé leurs vies fous le bras deSam-
son, nous ne saurions pas aujourd’hui que laplus 1 Terre eút porté des Philistins : ils doivent
ferai leurs vies à leurs morts, & s’ils eussent vê-tu® cu dix ans plus tard, ils fussent morts tren-
Ciaia te Siècles plutôt ; ainsi vous moissonnez mal-
'à- gré moi cette gloire de votre lâcheté, de m’a-
rpt: voir contraint de vous en punir: on me dira,
iearcco. je le fai bien, que pour avoir détruit un Pyg-
îiioi)K mée, je n’attacherai pas à mon fort la matière
te à d’une illustre Epitaphe ; mais à regarder fans
is nojs intérêt le revers du Paradoxe , ce Marius qui
a «& fit en trois combats un Cimetière à trois Na-
mp tions , ne fut pas censé Poltron, lorsqu’il frap-
|etóí' poit les Grenouilles du Marais où il s’etoit jet-
itkra té: & Socrate ne cessa pas d’être le premier
Œ & homme de l’Univers, quand il eut écrasé les
jïjí/s Poux qui le mordoient dans son cachot. N on,
îpl.f non, petit Nain, ne pensez pas être quelqu’au-
ís.ç tre chose, essayez de vous humilier en votre
ííífes néant, & croyez comme un article de foi, que
rnsbc fi vous êtes encore aussi petit qu’au jour de
votre naissance, le Ciel l’a permis ainsi, pourempêcher un petit mal de devenir grand : en-fin vous n’étes pas homme ; & que Diable êtes-vous donc ? Vous êtes peut-être une Momiej e que quelque Farfadet aura volée à l’Ecole de
’ Medecine pour effrayer le monde, encore ce-
la n’est-il point trop éloigne du vraisemblable,sis 1 puisque