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roient rien inférer, sinon qu’une aine ordinairen’étant pas assez grande pour vivifier votremasse de bout en bout, vous fûtes animé decelle du monde, & qu’aujourd’hui c’est: cequi est cause que vous imaginez par le cerveaude tous les hommes. Mais encore ils font bienéloignez d’avouer que vous imaginez, ils sou-tiennent qu’il n’est pas possible que vous puis-siez parler, ou que si vous parlez, c’est com-me jadis l’antre de la Sibylle, qui parloit fansle savoir : mais encore que les fumées qui sortentde votre bouche , je voulois dire de votre bon-don , soient aussi capables d’enivrer que cellesqui s’exhaloient de cette Grotte, je n’y voisrien d’aussi prophétique; c’est pourquoi j’esti-me que vous n’êtes au plus que la cavernedes Sept Dormans qui ronflent par votre bou-che. Mais bons Dieux ! au’est-ce que je vois,vous me semblez encore plus enflé qu’à l’or-dinaire. Est-ce donc le courroux qui voussert de seringue? Déjavos jambes & votre tê-te se sont tellement unies par leur extensionà la circonférence de votre globe, que vousn’êtes plus qu’un ballon. Vous vous figurezpeut-être que je me mocque , par ma foi vousavez deviné, & le miracle n’est pas grandqu’une boule ait frappé au but : Je vous puismême assurer cjue si les coups de bâton s’en-voyoient par écrit, vous liriez ma Lettre desépaules ; & ne vous étonnez pas de mon pro-cédé , car la vaste étendue de votre rondeurme fait croire si fermement que vous êtes uneterre , que de bon cœur je planterois du boisfur vous pour voir comme il se porteroit.Pensez-vous donc à cause qu’un homme nevous íàuroit battre tout entier en vingt-quatreheures, & qu’il ne sauroit en un jour échi-gner qu’une de vos omoplattes, que je me
veuille