Is6 Lettres
veuille reposer de votre mort sur le Bourreau ?Non, non, je serai moi-méme votre Parque, &ce se roi t déja fait de vous , (i j’étois bien dé-livré d’un mal de ratte, pour la guérison du-quel les Médecins rn’ont ordonné quatre ou.cinq.prises de vos impertinences; mais si-tôtque j’aurai fait banqueroute aux divertissemens,& que je ferai las de rire, tenez pour toutallure que je vous envoyerai défendre de vouscompter entre les choses qui vivent; adieu c’estfait. J’euslê bien fini ma Lettre à l’ordinai-re, mais vous n’euííìez pas cru pour cela queje fusse votre très-humble, très-obéïssant, &très-afsectionné : c’est pourquoi gros crevé, fer.viteur à la paillasse.
Contre un Pédant.
M O N S I E U R,
Je m’étonne qu’une bûche comme vous,qui semblez avec votre habit, n’être devenuqu’un grand charbon, n’ait encore pû rougirdu feu dont vous brûlez : Pensez au moins,quand votre mauvais Ange vous révolte con-tre moi, que mon bras n’est pas loin de matête , & que jusqu’à présent votre foiblesse &ma générosité vous ont garanti : quoique toutvotre composé soit quelque chose de fort mé-prisable , je m’en délivrerai s’il me semble in-commode. Ne me contraignez donc pas à mesouvenir que vous êtes au monde ; & fi vousvoulez vivre plus d’un jour, rappeliez souventen votre mémoire , que je vous ai défendu dene me plus faire la matière de vos médisan-ces: Mon nom remplit mai une Période, &l’épaiffeur dc votre masse «narrée la pourroit
mieux