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Tome premier.
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3^o Lettres

tefois , Maître Picard, de changer déformaisde texte à vos Harangues, car je ne veuxplus , ni vous voir, ni vous entendre, ni vousécrire ; & la raison de cela, est que Dieu quipossible est au terme de me pardonner mes fau-tes, ne me pardonnerait pas celle d’avoir euaffaire à une Bête.

Contre un liseur de Romans.

A Moi, Monsieur, parler Roman! Hé! di-_ tes-moi, je vous supplie , Polexandre &Alcidmne , sont-ce des Villes que Gassion ail-le assiéger? En vérité, jusqu’ici j’avois cruêtre à Paris , demeurant au Marais du Tem-ple, &je vous avois cru un Soldat volontairedans nosTroupes de Flandres, quelquefois misen faction par un Caporal, mais puisque vousm’aífurez que je ne fuis plus moi-méme, nivous celui-là , je fuis obligé chrétiennementde le croire. Enfin, Monsieur, vous com-mandez des Armées? Oh! rendons grâces àla Fortune qui s’est réconciliée avec la Vertu,certes je ne in’étonne plus de ce que cherchanttous les Samedis votre nom dans les Gazettes,je ne pouvois l’y rencontrer. Vous étés à latête d’une Armée, dans un climat, dontRe-naudot n’a point de connoissance. Mais envotre conscience, mon cher Monsieur, dites-moi, elt-ce agir en bon François que d’aban-donner ainsi votre Patrie, & d’affoiblir parl’éloignement de votre personne le parti denotre Souverain? Vous feriez, ce me sem-ble , beaucoup plus pour votre gloire , d’aug-menter fur la Mer dltalie notre Flote de lavôtre , que d’afpirer à la conquête d’un Paisqu’un Dieu n’a pas encore créé. Vous m’en

deman-