Satiriques. 359
pal de quatre cens Anes qu’on instruit à votreCollège : oui certes, vous le méritez, & jene sache aucun Maître des Hautes Oeuvres àqui le fouet liée bien comme à vous , ni per-sonne à qui il appartienne plus justement. Auffide ce grand nombre, j’en sai tel, qui, pourdix Pistoles, voudroit vous avoir écorché ; maissi vous m’en croyez, vous le prendrez au mot,car dix Pistoles sont plus que ne sauroit valoirla peau d’utie bête à corne. De tout cela, &de toutes les autres choses que je vous mandail’autre jour, vous devez conclure, ô petitDocteur, que les Destins vous ordonnent parune Lettre, que vous vous contentiez de Pai-re échouer l’esprit de la jeunesse de Paris con-tre les bancs de votre classe , fans vouloir ré-genter celui qui ne reconnoît l’empire ni duAI on et ni du Thésaurus. Cependant vous meheurtez à corne émoulue, & ressuscitant envotre souvenir la mémoire de votre épouvanta-ble avanture, vous en composez un Romandont vous me faites le Héros. Ceux qui veu-lent vous excuser, en rejettent la cause surla Nature, qui vous a fait naître d’un pais oùla bêtise est le premier patrimoine, & d’unerace dont les sept péchez mortels ont compo-sé Phistoire. Véritablement après cela, j’aitort de me fâcher, que vous essay iez tous voscrimes, puisque vous êtes en âge de donnervotre bien , & que vous parodiiez quelquefoissi transporté de joie, en supputant les débor-dez du siècle, que vous y oubliez jusqu’à vo-tre nom. 11 n’est pas néceílâire de demanderqui peut m’avoir appris cette stupide ignoran-ce que vous pensiez secrette ; vous qui tenez àgloire de la publier, & qui la beuglez 11 hautdans votre classe, que vous la faites ouïr d’O-rient jusqu’en Occident. Je vous conseille tou-tefois,