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Dans nos vieux Romans nous trouvons'Barbe fleurie , pour dire Barbe blanche : &Pétrarque a dit fiorir le temple , pour direblanchir. En ce cas-là , les fleurs qui naissentaux hommes, ne font pas comme celles denos fruitiers, qu’on appelle la joie des Arbres,donnant le nom de tristes , & de mélancoli-ques à ceux qui n’en portent point. Ce fontdes fleurs funestes, que le Tems feme, untriste blanc qu’il peint en volant : & l’onest bien fondé à penser, que c’est un vieuxArtisan qui gâte, qui empire tout ce qu’iltouche ; & dont la peinture, quoiqu’il pei-gne en volant, est un blanc qui ne s’effacejamais.
La Coter méprise ton encens ;
Ton Rival monte U tu descens sEt dans le cabinet le Favori te joue :
Ç)ue t'a servi de fléchir les genouxDevant un Dieu fragile , éfl fait d'un peude boue,
Qui souffre U qui vieillit pour mourir com-me nous P
Je ne faí qui a donné le premier un en-censoir à la Flaterie ; & qui a osé nommer leslouanges, de fEncens. Cette métaphore estnoble, & hardie, & du même Siécle, oùles hommes commencèrent à bâtir des Tem-ples à leurs Princes, & qu’ils leur difoient,
Présenté tibì maìuros largìmur honores ,fjurandasque tuum per nomen gonimus aras.
Ceci est dit agréablement ; la Cour mépriseton encens. Les Dieux de la Cour fe lassentde recevoir des louanges, & des respects desmêmes adorateurs. De vieilles louanges font
comme