de Morale. ii
près. "Faites réflexion là-dessus, & compteztoutes les heures. La vie se consume à forcede remises. Rien n’est à nous que le tems :tout le reste n’y est point : C’est le seul bienque nous possédions; mais il est glissant, &le premier venu nous l’òte. L,es hommesont cette foiblesse, ils croyent qu’on les o-blige quand on leur’accorde des bagatelles; &ils comptent pour rien le tems, qui est unechose, que le plus reconnoissant ne sauroitpayer.
Les saveurs de la fortune font dangereuses,
T E travail fait ma plus forte passion. Jedonne une partie de la nuit à l’étude;& je ne dors que quand je ne faurois m’enempêcher. Je montre aux autres le cheminque j’ai connu trop tard ; & je crie, „ Fuyez„ ce que le Peuple estime, ce que le hazard„ donne, & tenez pour fulpects les préfens de,, la fortune. Quiconque voudra vivre en re-,, pos, les évite. Ils font pleins de charmes ;,, mais ils font dangereux. Car lors qu’on„ les pense prendre, on est pris. Us con-„ duisent au précipice ; & une vie éclatante„ finit souvent par une chute funeste.
Quand on meurt après avoir vécu sagement,on a afj'ez vécu.
X? Ai son s, cher Ami, que notre vie soit com-1 me les choses précieuses, qui ont plus depoids que d’étendue. C’est être heureux,que d’avoir utilement employé le peu de temsque Dieu nous a donné. II ne dépend pointA 6 de nou$