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Lettres
de nous de vivre beaucoup ; mais de bienvivre; & l’on a vécu autant qu’ilfaut, quandon meurt après avoir mené une vie réglée. Sinotre carrière n’a pas été longue, elle a étévertueuse, & c’est assez.
A MONSIEUR de
M
O N S I E U R,
Je pense que vous avez condamné avectrop de précipitation le proverbe Italien , quidit que de pardonner les injures, c’est uneaction de Chrétien, mais que c’en est uned’une bête que de les oublier, perdonar leìngìurie è di Cbrijìiano , ma obliarle è da bejìia.Ayez agréable que je vous supplie de revoirun peu le procès & d’examiner plus à loisirune maxime qui d’abord vous a paru contraireà celles de l’Evangile. Quand Notre Seigneurdéclare à ses Disciples, qu’il ne sait rien dupur ni de f heure du Jugement Universel , lesPérès ne prennent pas cette façon de parlerà la rigueur de la lettre, comme s’il eût étépossible que J e s u s - C hí ist, qui pojsèdoittous les trésors de sagesse sff de science , eûtignoré quelque chose ; & ils nous apprennentque l’Ecriture ne dit absolument qu’il ne savoitpas ce secret, que parce qu’il ne le savoitpas pour le publier, & pour le révéler auxhommes.
Saint Augustin expliquant cette proposition ;que les Saints dans le Varadìs oublient lesmaux passez U ceux qu’il s ont souffert s , gtfceux qu’ils ont faits , distingue deux sortesà’ oublis i l’ust- de cotmoijjaiice , & i’autre de
sentiment,
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