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de ceux qui nous font du bien > en décou-vriroit souvent des choses qui lui seroient peufavorables, & qui ne l’en gageraient pas à degrands relfentimens. Celui qui me donne asmde le faire savoir à tout le monde, doit êtrecontent quand tout le monde le sait, & n’arien, ce me semble, à me demander; s’ilm’avoit laissé la commission de le publier, iln’auroit pas sujet de s’en plaindre, je m’enferais fidèlement acquitté. Mais, puifqu’il n’apas voulu s’en fier a moi, & qu’il lui a plude faire ma charge, je pense que je n’aí plusqu’à demeurer en repos. II s’eit suffisammentpayé, linon par ses mains, au moins par fabouche ; il ne ferait pas juste que je le payasseencore une fois. Qu’il se taise, s’il veut queje parle. Si nous prônions ensemble la mê-me libéralité, nous étourdirions de notrebruit les honnêtes gens, II y a des choses quist: font mieux par un seul, & où deux nesauraient travailler en même tems, qu’ils nes’entr’empêchent,
Non bellè qziadam facìunt duo j suffîcit unus
Unie operi. Si vis ut loquar, ipfe toce.
Martial.
II se rencontre d’autres personnes, & larencontre n’en est pas rare, qui sont à la fince que l’on désire : mais on s’apperqoit que cen’est que quand elles n’en peuvent plus,quand les forces les abandonnent, qu’ellesn’ont pas la résolution de soutenir davantageles rudes attaques d’un importun qui lesassiège, & de résister plus long-tems aux sol-licitations vives & pressantes d’un opiniâtrePersécuteur. N’est-ce pas assez à des gens àqui l’on rompoit la tête, d’avoir trouvé l’in-Tentiou de se retirer tête fauve , comme disoit
Monsieu?