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rêts, ceux des personnes qui leur font che-res. i
Et certes, l’excès de l’amour que chacunde nous a pour foi est si rebelle , si opiniâtre& si difficile à réduire dans l’obéïssance, que |
jamais l’honneur du triomphe n’est mieux dû ,
à la Raison, que lorsqu’elle a eu la gloire de ]
le surmonter. , _ í
Sur ce principe, c’étoit un véritable Gé- ,
nèreitx que ce Conquérant, qui ayant fait la» (
geste de tout le butin qu’il avoit pris fur les t
Ennemis, ne fe réfervoit pour son partage ,que le seul plaisir de savoir donné. C’en étoit §un autre que ce grand Prince, qui ayant com-blé de biens tous les Vertueux de son Siècle, j
trouvoit que son Or & son Argent étoient beau- j
coup plus honorablement & plus sûrement .
entre leurs mains, que s’ils fussent demeurezdans ses Coffres, & dans son Epargne. C’enétoit encore un troisième que cet Empereur deRome, qui tenoit perdus les jours qu’il avoit
Î tassez fans secourir le besoin ou récompenser j
e service, ou honorer le mérite de quelques f
hommes rares. j
En ce sens-là , Monseigneur, fut-il jamais j
personne qui perdit moins de tems que vous, i
6c qui fût mieux ménager les moindres mo- si
mens ? Bien loin de laisser échaper les occa- t
fions vous les cherchez, vous les courez, vous t
les faites naître. 11 n’est point aujourd'hui t
de vertu , qui n’ait eu le bonheur de trou- 1
ver en vous de la protection & de l’appui, sielle a eu le courage de fe produire : & enfin ■ \les avares n’ont pas plus d’avidité pour les prichesses, ni les voluptueux plus d’ardeur pour ïleurs plaisirs, ni les ambitieux plus d’empres- t
sèment pour leur fortune , que vous avez de \paillon violente de répandre bien à propos ç
vos k