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Tome second.
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48 Lettres

des biens qui font à lui , & qtt’on ne peut luiretenir- qu’avec injustice. 11 les regardera mê-me de haut en bas , les trouvant fort au des-sous de lui , stfj ne les acceptant que parce queles hommes ri ont rien de plus grand dont ilsle puissent reconnoitre.

Souvenez-vous, Monseigneur, de la gravi-té de Pison, lorsque Galba lui déclara qu’ill’adoptoit & l’aísocioit à l’Empire. Tout lemonde , selon que le témoigne Tacite, arrê-ta les yeux fur lui , U n'y remarqua aucunmouvement d’un esprit trop imu , ni trop em-porté par la joie. Ce qu’il dit à ì'Empereur,fut plein de rejpecl , ce qiiil dit de foi-mêmtfut plein de modération U de retenue : onn’appergàt point de changement ni dans sesallions , ni fur son visage , sf on jugeait a levoir qu il ètoit plus capable de régner qiéìl tienétoit ambitieux.

Le même rapporte de Vespafien, qu’au mo-ment que les Légions le proclamèrent Em-pereur, son ame entièrement revenue de lacrainte qu’il avqit, s’étoit élevée à la hauteurde fa fortune , qu il ne parut en lui ni vanité,ni orgueil , N' que dans une nouveauté Jtsurprenante , on ne le vit ni étonné ni sur-pris.

Si nous en croyons le jeune Pline, Trajanne parvint à la Principauté que par. la sou-mission & l’obéïssance; il ne fit rien pourêtre le Collègue & le Successeur de Nerva,que de le mériter , & d’y consentir : de sor-te que faction de sa vie où il témoigna le

Î ilus de sujettion & de dépendance, ce futors qu’il voulut bien accepter l’autorité sou-veraine.

Je ne dois pas oublier ce que j’ai lu quel-que part de Dom Juan d’Autriche, qui ayant

été