de Morale. 49
fl* été nourri jusqu’à sage de quinze ans com-
■j ’™ 11 me un Gentilhomme d'une noblesse commu-
, ! ® !: ne, & apprenant tout d’un coup qu’il étoit'v?? fils de Charles-Quint & frère du Roi d’Espa-g ne Philippe il, répondit froidement & sans, , «'émouvoir à celui qui lui difoit une fi grandei l R nouvelle : Mon cœur me le difoit bien , U i e(t ne voulois s as Fen croire.à C’est ainsi que le Magnanime reqoitles hon-raS'Uî. rieurs proportionnez à son mérite, quand ilsí‘ a ® lui sont rendus par des personnes dont il eí-‘titnfti îime le jugement. Mais s’ils ne font que vul-Etnftrtt g a ires, ou qu’ils ne lui viennent que d’uneJoi-mlr, multitude ignorante & capricieuse, il les ré-tamé : • jette dédaigneusement, les trouvant indignesà f de son courage ; il ne sauroit souffrir non plusjiigtoií d, qu’on le loue d’une action ou d’une qualitér fia ordinaire & peu importante , & qu’on lui of-fre des Couronnes, où il entre plus de myrte> fl 1 ®® & de roses , que de palmes & de lauriers,
uratîi Ce que je dis des honneurs est encoremiitii plus vrai des richesses, de la puissance, deì likm í’autorité, & généralement de tous les autresïìifì* biens de fortune que le Généreux déliré sms«w», violence, recherche sans empressement, Scm tiijt possède fans inquiétude. Et certes, il nesauroit avoir qu’une passion modérée pour tous[k. Tu? les avantages de cette forte, puis qu’il ne les
paris!» souhaite que pour en tirer de la gloire, & queit àff nous supposons que l’amour qu’il a pour lac! fos gloire a ses justes bornes , & fa mesure ré-tir: delà glée.
imft II ne se possède pas moins dans les adver-c:, K - sitez, les pertes & les disgrâces : au contrai-nts* re-, comme c’est le tems où il y a le plus
d’affaires chez lui, c’est aussi le tems où il’ailH» s’efforce davantage d’y demeurer le maître ab-Míí solu, d’y munir, & d’v fortifier régulièrementi Tome II, C son