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Je pourrois ajouter ce que l’Auteur avoitdit auparavant, qu’il ne Je voit guères queles grandes félicitez J'oient longues. 11 n’y aqu'un bonheur médiocre qui soit durable , Nqui aille jusqu uu bout. La Fortune s'en re-tourne ordinairement du même train qu’eUeejì venue. Elle demeure peu où elle s’ejì pres-sée d’arriver. La Nature Je bitte de même àreprendre ce qu'elle a donne trop tót , Ji ellea fait trop promptement des prêts considérables,elle les demande avant le terme qu’elle devroìtdonner. Après les témoignages de ces grandsMaîtres , je n’ai rien à vous dire, si ce n’estque je fuis, &c.
Tour vivre en repos on doit éviter Téclat,& ne faire de mal à personne.
T E véritable moyen de fe parer contre lesmédians, c’est de ne posséder rien dontf éclat éblouisse. Ce qui brille , se sait sou-haiter. La médiocrité de notre fortune empê-che que nous ne soyons hais, ni redoutez. Ce-lui qui ejìcraint , a lieu de craindre: If per-sonne ne se peut rendre redoutable 1s ajjuré.Croyez-moì, notre repos conjijìe à ne pointfaire de mal. Les mèchans mènent une viepleine de troubles : ils ont autant d’inquiètic-de, qu’ils j'ont de mal. Leur esprit est tou-jours agité : ils tremblent après une mauvaiseaction ; parce que leur conscience les obligede réfléchir lans cesse sur leurs crimes. Quis’attend à être puni, F est déja çsf qui Famérite , s’y attend toujours. Un méchant peutbien être en lieu de sûreté , mais il n’est jamaisen ajj'úrance, Quoiqu’on ne le voie pas, ils’imagine qu’on le peut voir. II est tourmen-té pen-