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de Morale. 6z
Quoi , Marcia, quand vous considériez quevotre fils s’étoit fait, dans une grande jeunes-se , une prudence qui semblait avoir été meu-rie par une longue suite d’annécs ; quand,vous voyiez qu’il fouloit aux pieds les voluptez,qu’il ètoit exempt de vice , qu il modérait sespassions , qu’il n’aimoit les richesses que pouren faire des liber alitez, ff qu’il prenoit lesplaisirs fans dèrèglemens yf Jans excès , pou-viez-vous croire que vous le conserveriez long-tems'r Ne vous représentiez • vous point que cequi ejì monté à Jon dernier degré de perfec-tion , ejì prêt à tomber P Qu’une vertu con-sommée se dérobe en un moment à nos yeux,b que les fruits hâtifs n’attendent point t ar-riére saison P Un feu vis N clair meurt enUn injìant , celui qui se prend à une matièredifficile à enflammer , N qui M ’ a qu’une lueurmorne U triffii s’entretient incomparablementdavantage. Nous pouvons dire le même desesprits , plus ils ont de lumière , plutôt ils s’è-teignent s à parler est général , ce qui nepeut s’élever plus haut , ejì à la veille de fachute. Fabien écrit que d u tems de nos Féres ,il je vit à Rome un enfant qui ètoit de lataille des plus grands hommes ; cet enfant nevécut guères , U autorisa la prèdìcììon quetous les gens d’ejprit avoient faite de fa mort..Ils avoient jugé avec raison qu’il n’arriveroitjamais à un âge qu’il avoìt anticipé, £«? dontla Nature , su ejt permis de parler aìnfi, luiavoìt fait les avances. Cet exemple confirmece que notes avons déja dit, qu’une maturitéparfaite ejì une marque infaillible de la ruinede son sujet, £sf que la fin dune chose arri-ve nécessairement dès que la vertu qu’elle avoìtde croître , eji entièrement épuisée.
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