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qui s’égare; & de les avertir aux occasionsde nous donner les moyens de subsister en lesservant. Ces avis leur font nécessaires ; & ilsnors doivent savoir bon gré de les leur don-ner. Vous n’aurez pas oublié le mot d’unPhilosophe , à Periclès , qui ne faisoit rienque par ses conseils, & qui ne se souvenoispoint de soulager son extrême pauvreté, Quia besoin de la lumière de la lampe , doit pren-dre soin d’y mettre de Fhuile. Cette parolesauva la vie au Philosophe, qui seroit mortde faim, & l’honneur a Periclès, qui alloitnoircir fa vie , d’une tache que le nombre deses victoires , ni la sagesse de son administra-tion n’eussent pû effacer. Le Cardinal Xi-menès qui gouverna la Castille avec une au-torité approchante de la souveraine, affectoitde ne pas donner les biens & les dignité? del’Eglise à ceux qui les lui demandoíent: &cependant il ne songeoit point à l’avancementde l’un de ses Aumôniers , homme de méri-te , & qui sans savoir jamais importuné avoitpassé auprès de fa períònne, ses plus bellesannées. Cet Aumônier ayant avis d’un Béné-fice qui vaquoit, & qui 'se trouvoit à sa bien-séance , s’aviíà de dire à son Maître : Mon-seigneur , tin tel Bénéfice vaque ; fi je vous kdemande , vous me le refuserez j fi je ne vousle demande pas , vous m’oublierez selon vosbonnes coutumes. Votes qui avez l’efirit dumonde le plus fertile en expédient , faites-moi,fil vous plaît , la faveur de m’en donner quel-qu’un pour obtenir ce que je désire de votrebonté. I,e Cardinal loua l’invention de ccgalant homme, & fit pour lui ce qu’il sou-haitoit. Ce n’est pas assez de mériter des ré-compenses; il est quelquefois besoin de lesdemander adroitement , Si avec modestie,