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^ sans présumer trop de ses forces, fans met-
«ttî tre s es services à une trop haute enchère, &
jhti se laisser aveugler à l’excès de son amour pro-
Mïfa p re _ sì i es violens ravissent les faveurs du
S ^ Ciel, les adroits ravissent celle de la Terre ;
* K A d i es discrets & les modestes n’ont pas
toujours le bonheur qu’ils se proposent , ilsUs remportent au moins la bienveillance de leurs®f® Maîtres ; au lieu que les autres en attirent l’a-
tc paiii version. Ce n’est pas que je n’aie ouï dire à
'à L ri n Courtisan, qui s'étoit enrichi sous le der-
jiiallt n ier Régne, qu’il n’avoit fait fes affaires,
àî qu’en lassant la patience des Grands, & qu’enminilh jes persécutant. Je ne conseillerois nullementliml ï d’en user de même , ni de se mutiner, si
unes l’on n’obtenoit pas ce qu’on avoit lieu d’css
à pérer. On doit entrer dans le sentiment de
pitezi son patron, & considérer les intérêts, & con-
w; : noiffimt la foiblesse humaine, souffrir douce-
ïkck tuent qu’un Grand, nourri dans le sein de
de r la bonne fortune, soit plus pressé de satis-
«m fsiire à son inclination, qu’à son devoir; &
iisbè qu’il préféré ceux qui lui plaisent, à ceux
un Eœ qui le servent. On doit avoir toute la pa-
afifc tience qu’il faut pour attendre les occasions,
:: & toute l’ardeur nécessaire pour en profiter.
jtmsi Que si l’on volt qu’il n’y ait rien à espérer,
(M on fe retirera adroitement, ou l’on copiera
Jsm ce mot d’un Bel-efprit au plus vaillant Arche-
tpli vêque de l’Eglisc militante, si je vous suis
nwí jamais , ce ne fera qu’en Procejjìon : N J* /£
wrjï vous fers , ce ne fera qu’à la Messe : ou en-
ii a* fin on imitera cet honnête Ecclésiastique , qui
j dee également mécontent du Prince, à la for-
o’ilfc tune duquel il s’étoit long - tems attaché,
r fci( & du Parlement, dont il avoit reçu une
, à b injure, s’alla enfermer dans son Prieuré,
«ísS & mit en lettres d’Or fur la cheminée de
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