de Conseil. 8s
naturel, ou du moins qui ne le paroisse : &il eít presque impossible de bien jouer le per-sonnage d’un autre. C’eít ma pensée ; & jesuis,
Votre très-humble &c.
A MADAME**.
íe Chevalier de Mêré lui conseille de s’épurerle cœur b reprit.
’V’Otre condition présente me paroît douce,& commode : & je ne crois pas , Mada-me , que vous en deviez fi-tôt changer. Quepeut-on s’imaginer de plus agréable que deplaire aux mieux faits de la Cour ; & de pou-voir accorder, ou refuser vos bonnes grâcesde la forte que vous le jugerez à propos ?Vous dites là-dessus que vous n’aurez jamaisde pensée pour le Mariage, ni pour la Ga-lanterie , que vous n’ayez rencontré un hon-nête homme qui veuille de vous. Mon Dieu!Madame , gardez-vous bien de vous engagerà cela. Ce seroit renoncer au monde , com-me iì vous alliez vous enfermer dans les Car-mélites. Vous ne songez pas qu’il est bienrare de trouver un honnête nomme. J’ai unami qui seroit le voyage des Indes pour envoir un seulement. Peut-être qu’il est là-destsus trop difficile; mais il m’assure toujours,que ce n’cst qu’une pure idée, & qu’on n’envolt que sombre & l’apparence. Quoi qu’ilen soit, plus on approche de cette idée, pluson a de mérite : & les meilleurs esprits dessiècles passez demeurent d’accord , que c’estprincipalement en cela que la félicité consiste ;
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