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Tome second.
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88 Lettres

roit si libéral, je dis que de le porter dabel air comme il l’entend, c’eít se mettre enparade pour attirer sur un sot, les yeux dessots : & que ce bien qui lui rcíteroit d’unedépense raisonnable, seroit le seul dont il se-roit riche, & qui lui rendrait la vie heureuses’il avoit l’esprit d’en user. C’est ce que jepense là-dessus. Et je fuis, .

Monsieur,

Votre très-humble & trèí«obéissant Serviteur.

A MONSIEUR * *

Gombauil lui écrit qu'il ne doit pas être senp*hie aux injures iVun mijerable.

J E ne puis vous rien dire de votre ennemi, si-non qu’il écrit & n’est lû de personne. IIen est de lui, comme de ces Nains qu’on neregarde que pour leur difformité, ou qu’onprend pour des enfans encore qu’ils ayentâge d’homme. II n’y a point de péché quimérite la peine de lire ses Ouvrages, ni dedébauche qui ne soit plus pardonnable qu’u-ne si mauvaise occupation. 11 a mis en lu-mière plusieurs Livres ; mais à peine sait-onqu’il ait seulement fait imprimer une pansed ’a. 11 cherche le mot pour rire, & il n’apas un seul trait d’Epigramme. Vous êtesheureux d’avoir un ennemi si doux, qui nefcuroit piquer. Ceux qui n’ont pas le pou-voir de faire du mal, &qui en ont la volonté,D’en font qu’à eux-mêmes : ils ressemblent

aux