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avec cette galante femme dans Athenëe; ou,pour m’expliquer plus humainement & entermes qui ayent moins besoin du secours desGrammairiens , & de l’usage des Commentai-res , que vous gardâtes un profond silence.C’est un Vers Grec qui a passé en proverbe,que le silence ejì la réponse des Sages. Jamaisce proverbe ne fut plus vrai qu’en cette oc-casion. Et à juger sainement, il y a plus desolide gloire à savoir se taire comme cela,qu’à savoir parler Balzac N Voiture j & j’es-time plus cette forte de silence que celui del’Orateur Grec, à qui l’on donna une foiscinq talens pour ne dire rien en une caused’importánce. Saint Basile ne veut pas quenom servions de miroir à un homme qui s’em-porte de colère contre nous. II veut dire, fansdoute, qu’il ne faut pas que nous faisionsvoir dans nos yeux étincelans , dans notrevisage enflammé , dans l’agitation violente detoute notre personne, l’image naïve & natu-relle des emportemens de ce furieux; quenous grincions des dents comme lui, que nousfermions les poings, que nous frappions dupied, & ainsi du reste. Selon ce précepte,Monsieur, vous ne voulutes pas être l’Echodes vilaines paroles de PP. non plus que lemiroir de ses vilaines actions ; & ne crûtes pasqu’il fût bienséant à un Philosophe , & àun Philosophe Chrétien, de dire, aprèsce sage Vieillard de la Comédie Latine,S’ìl continue de me dire tout ce qidil luiplaît , il entendra de moi des choses quije tri’ajjme ne lui plairont pas. Si mihiper «git qua volt dicere s ea quœ non volt andìet.Vous vous souvîntes peut-être du mot de cetautre Poète Comique que vous aimez (. & quimalgré le mauvais Démon des Lettres nous a
encore