de Conseil. 97
fédérois ail dessein quils ont de me rendre! ,®- misérable, £çf j’employerois mes propres mainsà enfoncer plus avant le poignard quils mer® 1 veulent mettre dans le sein. Voilà donc, Mon-ílas íìeur, le premier dépit que vous devez faire“■ ï ;i * à votre Ennemi, de lui montrer bien qu’il15 1® b ne vous en a point fait, qu’il n’est pas capa-oijb.i jjj e troubler votre repos ni votre joie >
1D1! 1 L ?' que jamais Ferragus, Roland, ni Renaud, nilupissr. tous les autres Paladins des Amadis, ne fu-im ®‘- rent plus invulnérables aux coups d’épée, que® P : vous Fêtes aux coups de fa langue, & qu’il™* appartient à la Philosophie, auíïì-bien qu’à laan ra Magie, de faire des cœurs Fées, & des arme»atrt k enchantées. Le second dépit que vous lui fe-(»)rîtí. rez, ce fera d’achever de vous rendre si hon-! me. ! nête homme, si sage, si vertueux & si agréa-it® àl ble, qu’il ait la rage de vous voir honoré,reiiï S: chéri, recherché de toutes les personnes rai-félidtî,. sonnables. Cette rage vous vengera bien dei la -h celle qui l’a emporte à vous offenser, & vousîPl'îi lui ferez le plus grand mal du monde,_ en:6k tw vous faisant à vous même beaucoup de bien.s, cci6 Mais la troisième vengeance , qui í’attend in-édit»! failliblement, & qui ne peut jamais manquer,», 4 if c’est qu’aflurément l’impunité, que vous luif (k h aurez accordée, nourrira son insolence & lase daiî! fera croître jusqu’à tel point, qu’il lui arri-Un vera un de ces matins, ou plùtòt un de cesceiifim soirs, d’offenser quelque Provençal ou quel-$ j i ìii. que Gascon de sa connoissance, qui aura laen®": tête plus chaude, & ne l’aura pas íi bien.(K n: faite que vous l’avez: & alors vous aurez lafjPigi k satisfaction de voir punir ce coupable de sonjo péché présent, & de toutes ses fautes pas-sées. Dabit alterî pœnas quas tibì debet.iilttite C’est la prédiction d’un Sage dont les eon-•s jectures font plus infaillibles que toutes lesTome II. E Centu-