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Tome second.
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de Conseil. 113

Ombres vangeresses attachées aux pas l’unede l’autre, je ne vous conteste plus rien.JVlais moi, j’ai des idées plus douces, je vou-dtois accorder l’amour avec un peu de repos.Et ne croyez point que l’on vous tienne tou-jours compte de vos inquiétudes, comme d’au-tant de marques de tendresse. L’amour enauroit i’honneur, st elles arrivoient rarement ;mais si elles font fréquentes, on ne les attri-buera qu’à votre chagrin naturel. 11 faut uncertain milieu en toutes choses, même enamour, quoi qu’il ne s’y trouve pas trop deraison.

A MONSIEUR**

C' , Royez-moi, mon cher Monsieur, ne mefaites plus l’éloge de Mademoiselle de * * *.

* J’avoue qu’elle est belle, qu’elle est de bon-ne maison, & qu’elle a du bien, mais j’ai re-marqué qu’elle n’a point de penchant à vousaimer, & ce seul defàut doit ternir dans votreesprit toutes les belles qualitez qu’elle a. De-vez-vous compter pour quelque chose, desrichesses & des agremens qui ne font pas pourvous? Je voi bien, mon cher Monsieur, queles véritez que je vous dis , ne vous plairontpas, mais 1 amitié veut que je vous parle àcœur ouvert pour vos intérêts. Vous lavezque, Dieu merci, je ne fuis pas misanthrope,que j’ai me le monde, & que j’ai toujours ditque les Dames en faisoient la plus aimablepartie. Cependant je ne voi que celles quema conversation n’incommode pas. Je seroisbien fâché d’aller chez des personnes , quiétant prévenues d’inclination pour quelqu’un,ne peuvent souffrir les visites qui n’ont aucun

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