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Tome second.
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Lettres

de si beau qu’elle ; mais s’il a dessein de latromper, je le condamne tout - à - fait. Lesgens comme lui font entendre d’ordinaire àces Belles-là, qu’il n’est pas du bon air de fedéfendre, que ce n’eft point là comme enusent les Femmes de qualité ; & là*dessusces pauvres créatures se rendent, seulementpour montrer qu’elles savent vivre. Je veuxqu’on respecte la simplicité : fi l’on veut êtrefourbe, qu’on le soit dans le grand monde,où le commerce de la fourberie est établi.

Le même. A M O N S IE U R de F. . .

J E ne puis jamais avoir plus de besoin d’unbon conseil, mon cher Ami, & je vous ledemande de tout mon cœur. On me veutmarier. Moi me marier! Ne trouvez-vouspoint déja que cette affaire-là est trop sérieu-se pour moi, & que je n’en suis point digne ?Je n'ai point encore eu en ma vie une feulepensée solide, & ne m’en suis pas plus maltrouvé : faudroit-il commencer à en avoir?Mais à qui encore veut-on me marier ? A Ma-dame d’A ... la plus sage personne qui soit aumonde. II me semble que je la voi déja ré-duire ma vie à une forme régulière , m’aimerpar méthode , & se prescrire la Loi d’avoirdes Enfans tous les ans. J’ai sû encore de-puis peu un trait de fa vertu , qui me faitfrémir. Elle avoue qu’il n’est pas possiblequ’une Femme de bien n’ait quelque chose àsouffrir pendant un long Veuvage. Il n’y aqu’une Femme bien sûre, & d’elle-même, &de sa réputation, qui ose tenir de pareils ditcours. Mais songez-vous que ce ferait moiqui viendrois finir ce Veuvage douloureux ?

Qu’ea