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Tome second.
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B E C 0 N S E I I. 117

Qu’cn dites-vous ? Ne touvez-vous point detémérité à cette entreprise ? Ce qu’il y a dcfâcheux, c'elì que le parti, à parler raison-nablement , est très-bon en toutes manières,& que je fuis réduit à la nécessité d’entrerdans une vraie délibération , & très-menacéde faire une sottise , en réécoutant pas lespropositions qu’on me fait. De. plus honnê-tes gens que moi les recevroient à genoux.On m’assûre que la Dame voudra bien penserà moi ; peut-être se propose-t-elle comme unplaisir de m’apprendre à vivre sagement. S’ilfaut que cela lui réussisse , je fuis perdu ; jene sai pas ce que je deviendrai , s’il arrivequ’on me fasse avoir de la Raison. J’ai son-gé s’il n’y auroit point lieu d’espérer que jela déréglerais plutôt qu’elle ne me morigine-roit ; beau dessein à prendre en épousant uneFemme ! Mais je ne puis pas même me flat-ter de cela, je sens qu’elle s’attirera de moiun certain respect qui lui donnera une grandesupériorité sur moi. Je ne crains point d’ê-tre gouverné, je ne crains que d’être rendufège ; on me donnera des Chargés, des En-fàns, des vues & des desseins, je ne puisfeulement soutenir cette idée - là. Que Ma-dame d’A . . . n’a-t-elle à l’heure qu'il estquelque Procès qui la ruine ou quelque peti-te verole qui la gâte ! que je ferois obligé àun événement qui me mettroit hors d’état dcpenser à cette affaire-là, sans qu’il y eût dcma faute ! car ni je ne la veux faire , ni jcne veux avoir à me reprocher de ne savoirpas faite. Vous ne sauriez croire combien jesuis changé depuis quatre jours que j’ai cetteagitation dans l’esprit. Je n’avois jamais tantpensé, je voi que cet exercice-là m’est extrê-mement contraire.

A MON-