124 Lettres
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AU R. P'ERE DUBOSC,
CORDELIER.
Tatru lui écrit de ses nouvelles .
TfOus me demandez de mes nouvelles;
qu’est-ce que vous voulez que je vous di-se? Je me porte bien, à la migraine près.L’affiette de mon esprit est toujours la même.Hors l’amour & l’amitié, il prend tout lereste, pour des bagatelles. Au Pais où vousêtes, ces sentimens ne íònt pas trop à la mo-de : mais je parle à un Philosophe , qui riestà la Cour, que parce que la tempête l’y ajette. Le Louvre ira où il lui plaira, il n’em-portera ni mon coeur, ni mes plaisirs : & pour-vu qu’il vous renvoie bien-tôt ici avec quel-que satisfaction , je n’ai rien à lui demander :mais je crains jusqu’à ce que je voie les cho.ses faites. Cependant il en faut sortir, &puisque vous êtes entré dans la carrière, vousla devez fournir de bonne grâce. La fortu-ne auísi-bien que l’amour a ses heures du Ber-ger , mais on ne les trouve qu’avec de la per-sévérance , & de l’assiduité. Adieu, cher Pè-re, aimez-moi toujours. Je fuis,
Votre très-humble P.
A MADAME*.
Çojìar lui mande , qu’il a mal aux yeux , Uqu’ìl ira la voir malgré tout cela.
J E voudrois, Aladame , mériter le reprocheque vous me faites d’étre bien endormi ; je
ne feu-