de Nouvelles. 125
ne sentirais point la douleur que me font mesyeux : & qui pis est, celle que j’ai de ne vouspas voir. Les Médecins me condamnent àgarder la chambre : mais s’ils veulent que j’ydemeure plus d’un jour, j’en appellerai àvous , Madame, qui étés ma Souveraine, &à qui je trouve beaucoup plus de gloire &de contentement d’obéir. Ce fera Lundi ausoir , que j’aurai l’honneur de vous assurer dece que je vous dis; & de vous montrermes mauvais yeux. Si la gayeté que je ver-rai dans les vôtres, n’est capable de guérirles miens , je fuis au moins certain, qu’ellesoulagera des maux qui me pressent davanta-ge , & auxquels je n’attends de remède qu*de votre chere présence.
A MONSIEUR
LE COMTE DE VIVONNE,
Scaron lui écrit des nouvelles du Mariage deLouïs XIV. & de ce qui fe passe à Paris.
TfOus avez beau courir çjf par monts A? pat* vaux,
Et même tuer des chevaux,
Vous 7 Ìajjtjìerez point au fatal Mariage,
Qui vient de réunir deux Peuples belliqueux,
Et faire faire assaut de pucelageAux deux Divinitez de la Seine £_v du Tage.
Ho! Que s’ils ont agi tous deuxAutant heureusement qu’ils en avoient lamine ,Leur premier coup d!essai quoi que fait à tâ-tons ,
Va donner à la France, un, même deux GajìonsDe Royale Origine .
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