1^4 Relations.
D'une pompe funèbre honore son cercueil.
Je vom conjure de m’en croire ,
Sans demander quoi, ni comment :
Car enfin fi feulementVous en doutiez un moment,
Je quitterois là i’HiJioireQui n’a que ce fondement.
Ainsi, Monsieur, supposé que vous mecroyiez, je continuerai à vous dire qu’auffi-tôt que le foible Voiture eut rendu l’esprit,le Génie qui durant ses jours l’avoit accom-pagné , partit selon la coutume, pour en por-ter la nouvelle au Parnasse. Mais, parcsqu’il étoit délicat, qu’il faifoit la plupart deles traites en litière , & s’amusoit à badinerpar les Hôtelleries, Voiture étoit pleuré deshommes, qu’Apollon ne savoir pas qu’il fûtmort. On fit divers jugemens de ce Géniedans les lieux où il passa. Les uns le pre-noient pour un Génie enjoué , les autres pourun Génie particulier, quelques-uns pour ungrand Génie. 11 ne sembla commun à pasun , & pas un ne le trouva mauvais. Dès quela nouvelle de la mort de Voiture fut súe d’A-pollen, il fit écrire & porter les Billets deson Service, qui ne différent des nôtres, qu’ence que c’est au nom de ce Dieu qu’on prie,& qu’ils font écrits en Vers.
Voici celui de Voiture.
De par le Fils de Jupiter ,
Vous êtes priez d’ajjjkrAux funérailles de Voiture ,
Qui demain Mardi se feront ,
Au Parnasse sa Sépulture ,
Où les Muses se trouveront.
Tout