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Tome second.
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Relations. 169

(b) Desportes, Bertaud & Malherbe. Jupitermenoit Apollon, & neuf des plus grandes DgeC.ses, chacune une AI use. Le reste de nos Poètesdes derniers teins suivoient la Figure , & fer-moient le Convoi. II y avoit une telle foule le

long

ans & demi. Etant retourné en France, le Ducd’Orleans l’employa en plusieurs différentes négo-tifttions, il se remit à l'étude avec tant d’affection& d’affiduité, qu’il s’acquit beaucoup d’estime, &de réputation. 11 gagna à Toulouse le prix desJeux Floraux ; & an lieu du prix ordinaire, c’est-à-dire, il’une Fleur de Rose d'argent, le Parle-ment lui fit donner une Minerve d’argent maffis:il la donna au Roi. II apprit toutes les Oeuvresde Virgile par cœur. Sa première Maîtresse, qu'ilappelle Cujpmire , fut célébrée dans ses Vers pen-dant io. áns. 11 en devint amoureux à Blois. C'estle Poète François, qui a fait le plus de Poésies galan-tes. Ses Vers font durs & peu intelligibles, à causequ’il affectoit trop d’y montrer de l’érudition. Bal-zac l'appelle plûtôt la matière & le commencementd’un Poète, qu’un Poète achevé. II fut Prieur de8. Cosme lez-Tours.

{b) Philippes Desportes étoít de Chartres. II futChanoine de la Sainte Chapelle de Paris , & Abbé deTirou L de Josaphat. II avoit un beau génie, unesprit excellent, un jugement admirable, un dis-cernement très-fin, & l’on trouvoit dans ses Ouvra-ges beaucoup de Fleurs de Rhétorique, beaucoupde délicatesse , de douceur, de mignardise , & unenaïveté, qui n’étoit point du tout languissante.Les Poètes Italiens furent ses modèles. II excelloitparticulièrement à faire des Elégies & des Sonnets.Charles IX. lui donna huit-cens écus d’Or pour lapetite pièce du Rodomont, Henri III dix milleécus d’argent comptant pour un très-petit nombrede Sonnets ; & l’Amiral Duc de Joyeuse, trentemille livres de rente pour un Sonnet. II mouruten 1606.

Tome II,

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