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long du chemin qui va du Temple d’Apollon, àcelui de Thémis, où l’on a élevé la Sépulturedes grands Hommes, que fans les Satyres, quifaifoient faire place à coups de Thyrfes, laPompe auroit eu peine à passer, les lauriersrompant fous le faix de la Canaille poétique,qui avoit monté dessus : & tout le mondeavouant que depuis les funérailles de Catulle,que son Siècle regardoit comme le nôtre a faitVoiture, on n’avoit point vû au Parnasse unefi belle Assemblée.
Dès qu’on eut rendu les derniers devoirs àla Figure du défunt, on vit Apollon couron-né de cyprès, qui tenant un luth s’avanqa de-vant les hommes & devant les Dieux, & chan-ta des Vers. J’aurois dans cet endroit pousséaussi quantité de Vers, si je me fusse laissé al-ler à renthousiafme ; mais comme la Raisons’est présentée à point nommé, & qu’elle m’amontré qu’il ne m’appartenoit point de faireparler Apollon , ni de louer Voiture , j’ai étéobligé d’en demeurer là. Mon dessein étoit,après avoir donné à ce fameux Poète, tou-tes les louanges qu’on peut donner à un hom-me d’efprit ; de le faire choisir pár Apollonpour son Collègue à l’Empire de la Pocsie, &de faire ordonner à ce Dieu, qu’à l’avenir lesPoètes l’invoqueroient au commencement deleurs Ouvrages.
De plus je lui voulois bâtir en ces bas lieux ,Un Temple des Autels ef'éternelleJìvuclure.
Je voulois le placer aux Cieux :
Et nommer de son nom quelque Etoilé, Voi-ture,
Comme nous appelions PAstre du Nord, Arc-ture. . -
Mats