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Tome second.
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r 84 Relations.

ble ; qu’elle en ait de plus tendres , mais quele Mariage ait causez trop soudainement, celaest plus agréable, mais peu sûr. On seroitbien embarrassé à choisir: le meilleur est, jecroi, de ne choisir point.

A U M E M E.

J E vous Ifavois bien prédit, c’en est fait, lepauvre Mari n’est plus aimé ; on ne Rap-pelle plus que Monjìeiir, quelquefois Moncher , mais rarement & languissamment, & jevoi un jeune homme bien fait & assidu, quia bien la mine d’emporter les petits noms.Je prévoi même que le Mari n’en fera quemieux trompé parce qu’il a été aimé pendantquelque te ms, on l’a rempli d’une opinionde son mérite qui ne lui permettra pas d’êtrejaloux , ou s’il vient à l’être, Dieu fait com-me on lui reprochera qu’il n’aura pas rendujustice à la tendresse qu’on lui a marquée.Ces trois ou quatre mois qu’on lui a donnez,ou l’empêcheront de fe plaindre, ou servirontde réponse à toutes ses plaintes , & je vousassure qu’il les payera bien. Mon Dieu ! quecet homme-là parpîtra haïssable à des yeuxdésabusez ! Car il le leur paraîtra beaucoupplus qu’à d’autres, par le dépit qu’on aura dene savoir pas trouvé auffi sot qu’il est. Croyezqu’on lui demandera bien compte, & qu’onle punira bien sévèrement de ce qu’il aurapris la liberté d’imposer à une jolie femme,& eu la hardiesse de jouir de son amour.Tout ce qu’il pourra dire pour sa justification,c’est qu’il a été assez naturel qu’elle commen-çât par lui la carrière de galanterie où elle vaentrer , puis qu’il a été le premier, quoi qu’in-