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seulement qu’on servit bien-aise de voir uncertain ordre raisonnable dans les choses-, &qu’on est blessé de ne l’y trouver pas. Quelque-fois il répond à une chose trop douce & troj>obligeante qu’on lui dit, par un gros ris quiretentit dans fa vigoureuse poitrine, & quel-quefois , ce qui est plus insupportable , ilprend un air sérieux qui avertit sa Femme qu’ilfaut modérer un peu sa passion devant le mon-de. Je voudrois que vous l’entendiffiez pré-sentement parler sur la galanterie. Depuisl’heureux succès de son mariage il se croit népour l’amour ; il se mêle de debiter d'e certainslieux communs, dont tous les gens à bonnefortune se parent, que c’est toujours la fautedes hommes, s’ils font mal-traitez ; qu’il n’ya point de rigueurs éternelles; qu’on ne man-que point de coeurs quand on les fait bienattaquer, & enfin tout ce qu’on a coûtume dedire en général pour se le faire appliquer enparticulier. Vous jugez bien que de la vie iln’avoit encore tenu de pareils discours. Ce-pendant je doute fort qu’il ait autant de sujetd’étre content qu’il s’imagine; fa Femme estfolle de lui, elle le fera bien-tôt de quelqueautre. C’est la plus dangereuse chose dumonde pour un Mari qui n’est pas aimable, qued’être aimé dès qu’il est Mari, il faut qu’il aitplú par des agrémens qui ne peuvent pas luiêtre particuliers. Je vous répons que Madame...doit avoir un tempérament fur lequel la vertudu Sacrement a opéré tout auíli-tôt, & sice tempérament favorable a trouvé un certainmérite au Mari, il est à craindre qu’il ne letrouve aulsi à bien d’autres. Voilà ce quec’est que le Mariage. Qu’une Femme n’aitpour vous que les sentimens qu’elle prenddans son devoir, cela est sûr, mais peu agréa-ble j