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tourne la tête de l’autre côté. Le troisièmejour, la Dame plus embarrassée que jamais,lui porte elle-même un Bouillon. Dieu faitavec quel souris dédaigneux il la regarda. IIparoissoit considérablement affoibli ; il avoitdéja je ne fai quoi d’égaré dans Pair de sonvisage, & quelque chose d’éteint dans lesyeux. Le quatrième jour, la Dame fit desréflexions profondes fur le scandale qui alloitarriver. Un homme mort dans mon Cabinet !mort par un desefjsoir ! mort de faim ! je fuisperdue , cela va faire un éclat horrible dans lemonde , on ne croira point la vérité, Çf onfera mille plaisanteries. Peut-être aussi fut-elletouchée d’une passion si extraordinaire. Pour-quoi non ? Je croirois bien que cela fit autantd’effet fur elle que la crainte du scandale.Quoi qu’il en soit, elle l’alla trouver, & aprèsune derniere exhortation, qu’il paroissoit mê.me n’entendre pas, parce qu’il étoit déjamourant, elle lui dit que puis qu’on ne pou-voit le faire sortir de là par aucune bonne rai-son, il en sortit à tel prix qu’il voudroit. Lepauvre Moribond tourna languissamment lesyeux vers elle, & demanda s’il avoit bien en-tendu , ou si ce n’étoit point un songe qui seformât dans un cerveau malade & épuisé. Onlui confirma ce qu’on lui avoit dit; aussi-tôtla vie revint en lui, & non seulement la vie,mais une vivacité surprenante, avec laquelleil se fit payer de ce qu’il alloit sortir du Ca-binet. Jamais il ne se fit une retraite plushonorable. Apparemment la Dame fut assezbon gré à ses charmes de ce qu’ils avoient lepouvoir de ranimer les mourans, & je nedoute pas qu’en effet ils n’ayent eu bonne partau miracle , mais il est constant qu'ils en doi-vent partager la gloire avec un grand Pain, &
quelques