Relations. 201
nous avions eu depuis trois années , sembloitavoir été interrompue. Après mille questionsÉlites toutes ensemble , comme il arrive or-dinairement dans une entrevue de fort bonsamis, qui ne se font pas vus depuis long-tems,nous eûmes, quoi qu’avec un extrême dé-plaisir , la curiosité d’apprendre de lui, com-me de la personne la plus instruite,
Ce que fit en mourant notre pauvre Ami Blot,Et Jes moindres discours , & fa moindre pensée.La douleur nous dé fend d’en dire plus d’un mot :II fit tout ce qu’il fit d!une cane bien sensée.
Enfin ayant causé de plusieurs autres chosesqu’il seroit trop long de vous dire : nous alla*mes faire la révérence à son Altesse Royale,ensuite dîner chez lui, avec Monsieur & Ma-dame la Présidente le Bailleul.
Là d’une obligeante manière ,
ID’un visage ouvert U riant ,
II nous fit bonne £«? grande chère ,
Nosts donnant à son ordinaireTout ce que Blois a de friand.
Son couvert étoit le plus propre du monde.II ne souffroit pas fur la nappe, une feulemiette de pain. Des verres bien rincez detoutes fortes de figures, brilloient fans nom-bre fur son buffet, & la glace étoit tout au-tour en abondance.
En ce lieu setil nous bûmes frais :
Car il a trouvé des merveillesSur la glace fur les banquetsEt pour empêcher les bouteillesD’être à la merci des Laquais.
Sa sale étoit parée pour le bal du soir, tou-