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auprès de Tours;! & Pautre à quelques affai-res. Après les civilisez accoutumées, nousretournâmes tous ensemble à la Ville, où nouslûmes une Lettre d’excuses, qu’ils apportoientde la part de Monsieur Boyer, & cette fâ-cheuse nouvelle nous fut depuis confirmée debouche par ces Messieurs, Ils nous assurèrentque malgré la fièvre qui l’avoit pris malheu-reusement cette nuit-là , il n’auroit pas laisséde partir avec eux, comme il l’avoit promis,fi son Médecin qui se trouva chez lui par ha-zard à quatre heures du matin, ne l’en eûtempêché. Nous crûmes, fans beaucoup depeine, que puis qu’il ne venoit point aprèstant de fermons, il étoit assurément
Fort malade , U presquaux abois ,
Car on peut , fans qiCon le cajole ,
Dire pour la première fois ,
Qu’il imroit manqué de parole.
II salut donc se résoudre à marcher sansMonsieur Boyer. Nous en fumes d’abord unpeu fâchez ; mais avec fa permission, en peude teins consolez. Le soupé préparé pourlui, servit à régaler ceux qui vinrent à sa place :& le lendemain nous allâmes tous ensemblecoucher à Blois. Durant le chemin, la con-versation fut un peu goguenarde ; aussi étions-nous avec des gens de bonne compagnie.Etant arrivez, nous ne songeâmes d’abordqu’à chercher Monsieur Colomb. Après unesi longue absence, chacun meuroit d’enviede le voir. II étoit dans une Hôtellerie avecM. le Président le Bailleul, faisant si bienl’honneur de la Ville, qu’à peine nous put-ildonner un moment pour l’embrasser. Mais lelendemain nous renouvellames à notre aiseune amitié, qui par le peu de commerce que
nous