Relations. 215
Vous y ferez assurément bien reçus, &vous le trouverez toujours le même. II nes’embarrasse plus des affaires du monde; & ilne sc divertit qu’à faire achever fa maison quifera parfaitement belle. Les honnêtes gensde fa Province en savent bien le chemin,mais les autres ne Pont jamais pû trouver.Après nous y être empifrez quatre jours avecMonsieur le Président de Marmiesse, nousallâmes tous ensemble à Toulouse, descen-dre chez Monsieur l’Abbé de Beauregard, quinous attendoit, & qui nous donna de ces re-
Í >as qu’on ne peut foire qu’à Toulouse. Leendemain Monsieur de Marmiesse nous vou-lut foire voir dans un dîner jusqu’où peut al-ler la splendeur & la magnificence , ou plû-tôt avec sa permission , la profusion & la pro-digalité ; c’est ici qu’il fout redoubler nos ef-forts pour vous en foire une description ma-gnifique.
Toi qui préstdes aiix repas ,
O Muse ! sois nous favorable,
Décris nom un peu tom les plats,
Qui parurent fur cetté table.
Tour notre honneur , U pour ta gloireFais au'aucun de tous ces grands mets.
Ne s’échappé à notre mémoire :
Et fais qu’on en parte à jamais :
Mais comme notre esprit s’abuse,
De s’imaginer qu’aux festinsPuisse prestder une MuseEt qu’etle se cannoise en vins ;
Non , non , les doctes DemoisellesN’eurent jamais un bon morceau ,
Et ces vieilles sempiternellesNe burent jamais que de îeau.
A. qui donc adresser ses vœuxEn des accostons pareilles ?