220 Relations.
Efl un vieux, sombre Tableau ,
Où Von volt sortir un Lazare,
A demi mort , de son Tombeau.
Mais le Peintre f a fl bien fait,
Sec , pâle , hideux , noir , effroyable,
Qiiil ressemble moins le portraitDu bon Lazare que d'tm Diable.
Ces Messieurs ne furent pas contens denous avoir fait voir ces deux merveilles, ilseurent encore la bonté, pour nous régalertout-à-fait, de nous présenter à deux ou troisde leurs plus polies Demoiselles, qui tom-boient en vérité de la vérole. Voilà tousles dívertissemens que nous eûmes à Narbon-ne. Voyez par là, si deux jours que nousy demeurâmes, se passèrent agréablement.
Toi qúi nous as si bien divertis,
Digne objet de notre courrouxVieille Ville toute de fange,
(fui n-es que ruisseaux , sf qu’ègoùts,Fourrois-tu prétendre de nous ,
Le moindre vers à ta louange ?
Va, tu n’ès qiCun quartier d’byverDe quinze, ou vingt malheureux Drilles,
Où Von peut à peine trouverDeux ou trois misérables FillesAuJJï mal saines que ton air:
Va , tu n’eus jamais rien de beau,
Rien qui mérite qu’on le prise;
Bien peu de chose est ton Tableau,
Et bien moins que rieit ton Eglise.
L’apostrophe est un peu violente, ou l’im-précation un peu forte : mais nous passantesdans cette étrange demeure deux journéesavec tant de chagrin, qu’elle en est quitte
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