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à bon marché. Enfin les eaux s’écoulérent,& nos chevaux n’en ayant plus que jusqu’auxsangles, il nous fut permis de partir, aprèsavoir marché trois ou quatre lieues dans desplaines toutes noyées ; & passé fur de méchan-tes planches, un Torrent qui s’étoit fait deTégoût des eaux, & qui étoit large commeune Rivière.
Beziers , cette Ville ft propre, & si bien si-tuée , nous fit voir un Pais aussi beau quecelui que nous quitions, étoit vilain. Le len-demain ayant traversé les Landes de SaintHubery, & goûté les bons muscats dfe Lou-pian, nous vîmes Montpellier fe présentera nous, environné de ces plantades, & deces blanquettes que vous connoissez. Nousy abordâmes à travers mille boules de mail.Car on joue-là le long des chemins à la Chi-cane. Dans la grande rue des Parfumeurs,
Î iaroù l’on entre d’abord, on croît être dansa boutique de Martial * , & cependant,
Bien que de cette belle VilleViennent les meilleures senteurs ,
Son terroir en muscats fertileNe lui produit jamais de fleurs.
Cette rue si parfumée conduit dans unegrande place, où font les meilleures Hôtel-leries ; mais nous fûmes bien-tôt épouvan-tez,
De rencontrer dans cette place;
Un grand concours de Populace ;
Chacun y nommait d’AJjouci;ll fera brûlé , Dieu merci,
Disoit une vieille Bagajse ;
Dieu veuille qiìautant on en fajjeA t mu ceux qui vivent ains.
* Marchand Parfumeur à Paris.
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